
Je ne fais pas campagne contre tel ou tel adversaire, mais contre la caste des faux monnayeurs qui détruisent l’emploi, l’économie et le travail, c'est-à-dire notre avenir.
Je me présente car face à l’effondrement économique que nous connaissons, peu d’hommes politiques semblent en mesure de relever le défi qui s’impose et restent dans la simple dénonciation de l’injustice sans y apporter de remèdes. Un exemple patent en est le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis qui, en novembre 2009, a demandé des explications aux banques ayant consenti des emprunts toxiques à son prédécesseur, sans en expliquer les risques, avec un taux d’intérêt allant jusqu’à 22,07 % ! Hormis le vote d’un budget en déséquilibre, le Conseil départemental reste dans l’expectative alors que l’Etat diminue les dotations en sa faveur tout en augmentant son champ d’attribution déjà important (aide au logement, RSA, allocation adulte handicapé, aides sociales aux personnes âgées…). Charger la mule puis l’accuser d’être fainéante, belle méthode pour faire avaler la pilule de la réforme des collectivités qui verra la disparition des départements.
Cette disparition entamera un peu plus la disparition des structures de notre Nation, voulue par une oligarchie financière afin d’imposer sa dictature aux peuples. Les cas de la Grèce hier, de l’Irlande aujourd’hui et prochainement du Portugal montrent clairement la façon de procéder de cette oligarchie : faire payer au peuple le renflouement des banques privées par l’application de coupes budgétaires synonymes d’austérité sociale.
Vous êtes-vous déjà demandé si la dette était légitime ? Les nations ayant abandonné leur droit régalien d’injecter du crédit dans l’économie dans les années 1970, ce sont aujourd’hui les banques privées qui se sont, de fait, arrogé ce droit. La masse monétaire actuellement en circulation n’a plus aucun rapport avec l’économie physique, or la monnaie est une convention et doit respecter des règles. Les banques ont bafoué les règles et injecté de facto de la fausse monnaie dans notre système économique!
Solidarité et Progrès, le mouvement politique auquel j’appartiens, présidé
par Jacques Cheminade, ne se contente pas de la simple analyse et dénonciation.
Dès 2008, nous avons lancé un appel à constituer sans délai une Commission
d’enquête parlementaire sur la crise financière. Appel aujourd’hui signé
par environ 80 élus de la République, du Parti communiste à l’UMP.
En tant que républicain et voyant la décadence de nos institutions, je souhaite
attirer l’attention sur le fait que la bataille idéologique entre gauche et droite
n’a aujourd’hui aucun sens. Nous devons prendre conscience que la bataille politique
n’est plus entre Droite et Gauche mais entre défense de l’intérêt général
et cupidité personnelle.
Lors des diverses campagnes électorales locales, les candidats ont bien souvent recours aux crédits pour financer leur campagne. Crédits octroyés par les banques privées et remboursés par l’Etat si le candidat atteint 5 % des suffrages. Dans ces conditions, un candidat est-il libre de ses opinions ? A Solidarité et Progrès, nous ne procédons pas de cette façon.
C’est ainsi que je me présente dans le canton de Montfermeil, sans aide des banques.
Comme dans toutes les campagnes politiques menées par Solidarité et Progrès, je propose
la mise en liquidation judiciaire du système financier, à l’image de la politique menée
par Franklin Roosevelt aux Etats-Unis, découlant de la grande crise en 1929.
Nettoyer publiquement les écuries d’Augias permettra de redonner aux peuples confiance
dans leurs institutions républicaines et de lancer des politiques de grands travaux
afin d’équiper l’homme et la nature.
Dans le canton de Montfermeil, le débranchement du T4 et, plus largement, le projet
du métro grand Paris sont justement l’occasion de mettre sur la table les moyens
de financer ces projets, non pas par l’emprunt auprès d’organismes privés mais
bel et bien par du crédit productif public à faible taux d’intérêt, permettant
à ces projets de se réaliser de manière innovante et non par des technologies
du XIXe siècle revigorées par l’informatique et l’électronique.
Les premiers tramways ont effectivement vu le jour aux alentours de 1832
aux Etats-Unis. Ils étaient alors mus par des chevaux.
Des technologies françaises telles l’aérotrain de Jean Bertin aujourd’hui exploitées
au Japon ou en Chine ont fait la preuve de leur efficacité. Les deux aéroports
de Tokyo sont aujourd’hui reliés par ce moyen de locomotion à des vitesses
commerciales atteignant les 500 Km/h.
Le projet du métro grand Paris qui devrait voir le jour en 2018 nous promet
des vitesses commerciales maximales de l’ordre de 100 Km/h…
La technologie japonaise est néanmoins coûteuse. Avec l’aérotrain sur coussin d’air,
cet argument ne tient plus. Le rail est un T inversé constitué de béton.
La maintenance des voies n’est plus nécessaire ce qui diminue son coût d’exploitation.
Dérailler est impossible.
Ci-dessous, le coût des voies au KM sans le matériel roulant.
– Aérotrain : 1,4 à 5 M€ (selon motorisation)
– Site propre bus : 1 à 7 M€
– TGV : 15 à 20 M€ (selon densité urbaine)
– Tramway : 12 à 30 M€ (selon densité urbaine)
– Maglev allemand : 77 M€
– Métro grand gabarit : 90 M€
– Maglev japonais : 93 M€
A l’époque du développement de l’aérotrain, les moteurs à induction linéaires
n’étaient qu’à leurs débuts et son principe était méconnu. Aujourd’hui,
le constructeur Bombardier équipe certaines de ses locomotives avec ce type
de motorisation sans rencontrer de soucis.
Dernier argument et non des moindres, il n’y a pas d’expropriations avec l’aérotrain
puisque son rail peut être disposé en hauteur. Il faut savoir que 8% du budget
du projet grand Paris est dédié aux expropriations.
Ceux qui ne veulent pas entendre parler de ce projet rétorquent que cela serait
une catastrophe si ce système ne fonctionnait pas à l’inauguration. Que nous restons
dans le domaine du développement. Les chinois et les japonais, eux ne ce sont
pas posés ces questions, ils ont innové et disposent aujourd’hui de moyens
de locomotion en concordance avec notre époque !
Le débranchement du T4 offre une opportunité de viabiliser cette technologie sur coussin d’air. Le système Aérotrain TRIDIM a été conçu pour répondre au problème des transports en zones urbaines, en proche banlieue ou à l'intérieur des aéroports, lorsque la distance entre stations est comprise entre quelques kilomètres et quelques centaines de mètres. Il est constitué de véhicules de faible gabarit — dont la capacité peut être choisie, selon les besoins, entre 4 et 100 places — automoteurs et sur coussins d'air à suspension pneumatique intégrée, se déplaçant sur une voie légère qui peut être en viaduc. La propulsion est assurée par un système pignon-crémaillère (breveté) à entraînement électrique, par des roues pressées contre le rail de guidage ou par moteur électrique linéaire selon les cas. Le débit d'un tel système peut aller de quelques milliers de voyageurs/heure à 15000 par heure et par sens à l'heure de pointe. En votant pour moi, vous voterez non seulement contre ceux qui vous trompent aujourd’hui, mais pour vous donner les moyens de vivre mieux demain.